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Les Froggies, les rosbifs et les hamburgers

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Les Froggies, les rosbifs et les hamburgers

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Old Feb 17th 2003 | 11:48 pm
  #1  
Earl Evleth
Guest
 
Posts: n/a
Default Les Froggies, les rosbifs et les hamburgers

Since this is a period in which insults are being tossed
around (the French and Germans are "weasels" etc) lets
take a look a that total picture.

Somebody on another group mentioned on slang expression
the French have for the Americans

    > "Ricains", ca veut dire "Americains"...

I wrote, however,

Autrement dit, les Amerloques

"Les Amerloques, c¹est les champions, les sauveurs du monde, des justiciers,
des Zorros , les saints-bernards de l¹humanité."

and choice comments are available on www.Google.fr

Just type in "Amerlogues" and 900 google hits will appear if one limits
one's search to "Page : France". Otherwise one gets 1500 hits.

If one wants hits on the British, use "rosbifs" That gives 230 hits.
(rosbifs = roast beef)

The Anglos use the term froggies for the French and the French seem
to adore that. www.Google.fr gives 1000 hits for this term. The
French like frog legs and they are pretty good. So they don`t
really see the insult and are amused by it. Basically if it is edible,
go for it. In that sense the Americans should have the right
to be called "les hamburgers". Oh yes, the French call the
Italians "les spaghettis". Perhaps others can add some more
food related nicknames for other nationalities.

Let's have fun.

Earl

One site gives; http://www.miam-miam.com/francais/zine/009/froggies.htm

It is about food and not too mean!


FROGGIES & ROSBIFS

A voir l¹incompréhension mutuelle et même l¹intolérance radicale qui règnent
d¹un côté et de l¹autre de la Manche lorsqu¹il est question de cuisine, on
pourrait croire qu¹elles datent au moins de la Guerre de Cent AnsŠEt
pourtant il n¹en est rien. Jusqu¹au XVIIème siècle même, les différences
étaient davantage du type variations régionales que coupure absolue (ou se
voulant telle). Les Français avaient sans doute déjàmoins de goût pour le
sucre (notre peu d¹attirance, en général, pour le sucré salé remonte
certainement àce moment-là), mais ils se différenciaient en cela de toute
l¹Europe. Pas seulement de la Grande-Bretagne. C¹est au siècle suivant que
les sentiments vont franchement s¹envenimer. En France apparaît une
"nouvelle cuisine" qui, déjà, était un manifeste contre la lourdeur, les
cuissons excessives, les sauces rajoutées et qui masquent la véritable
nature du produit. Cette cuisine nouvelle deviendra un peu celle de toutes
les cours d¹Europe. Si l¹aristocratie anglaise était prête àl¹accepter, il
n¹en a pas été de même dans des milieux moins favorisés, voire populaires.
Le rejet a été violent. La cuisine française, accusée de tous les maux,
ruineuse tout àla fois pour la santé et le porte-monnaie. Au même moment,
l¹Angleterre triomphait sur les mers, et au-delà, et commençait ÃÂ
s¹industrialiser : tout était prêt pour que se mette en place la cuisine
anglaise telle que nous la connaissons (ou la fantasmons?)Ã…Â

Gigot sauce àla menthe, haddock et saucisses au petit-déjeuner, pluies
d¹épices dans la cuisine et la pâtisserie, utilisation immodérée de la
graisse de rognons de b¦uf ou de mouton, mélanges sucrés salés, le tout
arrosé de force tasses de thé ! Certains de ces traits relèvent de
l¹isolationnisme pur et simple : l¹ancienne cuisine française connaissait
aussi les mélanges d¹épices, la double cuisson (bouilli, puis rôti), l¹usage
de la graisse animale (il n¹y a d¹ailleurs pas si longtemps que cela était
encore la règle dans nos campagnes), les sauces maigres, acides et très
parfumées. Mais justement chez nous, tout ceci a changé au cours du XVIIIème
siècle. Il ne faut pas penser pour autant que la cuisine anglaise relève de
l¹archéologie : d¹autres de ses "high-lights" sont de pures créations ou des
adaptations àla mode anglaise d¹habitudes prises dans les contrées
lointaines de l¹Empire. Très tôt, en effet, la majeure partie des produits
consommés dans l¹alimentation sont importés des quatre coins du Commonwealth
    : on ne fait plus sur place qu¹un peu d¹élevage (l¹Angleterre produit de
superbes viandes, des fromages dignes de tout notre intérêt, et il n¹y pas
que le stilton ou le cheddar ; il suffit pour s¹en rendre compte d¹aller
faire un tour àNEAL¹S YARD DAIRY, crémerie de Covent Garden que m¹a
chaudement recommandée E.D., qui a été mon guide pour quelques expériences
so british). Très tôt donc on a pris l¹habitude des conserves, d¹utiliser
des produits déjàtransformés (les transports étaient longs, le froid
n¹existait pas). Il est certain que, pour qui n¹a jamais connu que ces
produits aseptisés, la formation du goût doit être assez aléatoire ‹ en tous
cas, tout àfait particulière ‹ et ce, d¹autant plus que cela s¹est étalé
sur plusieurs générations. En même temps, les classes les plus favorisées de
la société faisaient travailler les plus grands noms de la cuisine
française, de Carême àEscoffier, en passant par Urbain Dubois, Nignon,
SoyerÃ…Â

D¹autre part, pour réveiller ces nourritures quelquefois insipides (ah, les
navets et les choux bouillis !) les Anglais ont un penchant marqué pour des
condiments aux saveurs fortes (le raifort, la moutarde incendiaire, le cari,
l¹essence d¹anchois) des préparations soudain relevées (les savouries), des
plats adaptés de cuisines lointaines, que j¹aime plutôt bien. Et puis ‹ et
ce n¹est pas rien ‹ si ce ne sont pas eux qui les produisent, les Anglais ne
sont pas totalement étrangers àl¹existence dans leurs formes actuelles de
produits aussi estimables que le champagne brut (Pol Roger a une cuvée
réservée au marché anglaisŠexquisite !), les portos vintage (et ils ont un
art véritable pour les boire) ou même nos vins de bordeauxŠIls nous
donnaient le goût des boissons fortes, gin, whisky et cocktails, et celui de
la viande de b¦uf avec beefsteaks et roastbeefs. Enfin, ils ont mis au point
(cela leur a pris presqu¹un siècle) deux chefs d¹¦uvre de convivialité, le
breakfast et le thé. A étudier de plus prèsÃ…Â

 
Old Feb 18th 2003 | 3:26 am
  #2  
Irwell
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Default Re: Les Froggies, les rosbifs et les hamburgers

On Tue, 18 Feb 2003 13:48:28 +0100, Earl Evleth wrote:

Earl,is 'pomme' used as am insult?
 
Old Feb 18th 2003 | 3:29 am
  #3  
James Silverton
Guest
 
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Default Re: Les Froggies, les rosbifs et les hamburgers

"Irwell" wrote in message
news:[email protected]...
    > On Tue, 18 Feb 2003 13:48:28 +0100, Earl Evleth wrote:
    > Earl,is 'pomme' used as am insult?

Spell it a little differently and it is used somewhat in that way by one
English-speaking(?) people to describe another.


--
James V. Silverton
Potomac, Maryland, USA
 
Old Feb 18th 2003 | 4:19 am
  #4  
Desmond Coughlan
Guest
 
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Default Re: Les Froggies, les rosbifs et les hamburgers

le Tue, 18 Feb 2003 16:26:00 GMT, dans l'article , Irwell a dit ...

    > Earl,is 'pomme' used as am insult?

Not unless you mean 'la grosse pomme' ('The Big Apple'), in which case, I
don't see how it would be interpreted as an insult. Perhaps you mean
'Pom', which is what Australians call the English.

--
Desmond Coughlan
desmond @ zeouane.org
http: // www . zeouane . org
 
Old Feb 18th 2003 | 6:52 am
  #5  
Jcoulter
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Default Re: Les Froggies, les rosbifs et les hamburgers

Earl Evleth wrote in
news:BA77EA2C.F528%[email protected]:

    > Since this is a period in which insults are being tossed
    > around (the French and Germans are "weasels" etc) lets
    > take a look a that total picture.
    >
When in Vietnam I had a Chinese friend that the Vietnamese called "Mr. Soy
Sauce" I was of course a "Crazy American" (a play on words in Vietnamese)
combining the word for America and Crazy.
    >
 
Old Feb 18th 2003 | 8:03 am
  #6  
Tandp
Guest
 
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Default Re: Les Froggies, les rosbifs et les hamburgers

Earl Evleth schrieb:
    >
    > Since this is a period in which insults are being tossed
    > around (the French and Germans are "weasels" etc) lets
    > take a look a that total picture.
    >
    > Somebody on another group mentioned on slang expression
    > the French have for the Americans


In that sense the Americans should have the right
    > to be called "les hamburgers". Oh yes, the French call the
    > Italians "les spaghettis". Perhaps others can add some more
    > food related nicknames for other nationalities.
    >
    > Let's have fun.
    >
    > Earl

It's not food, but in Germany Americans are called "die Amis". Still are
after 50 years.
Tom
    >
    > One site gives; http://www.miam-miam.com/francais/zine/009/froggies.htm
    >
    > It is about food and not too mean!
    >
    > FROGGIES & ROSBIFS
    >
    > A voir l¹incompréhension mutuelle et même l¹intolérance radicale qui règnent
    > d¹un côté et de l¹autre de la Manche lorsqu¹il est question de cuisine, on
    > pourrait croire qu¹elles datent au moins de la Guerre de Cent AnsÃ…Â Et
    > pourtant il n¹en est rien. Jusqu¹au XVIIème siècle même, les différences
    > étaient davantage du type variations régionales que coupure absolue (ou se
    > voulant telle). Les Français avaient sans doute déjàmoins de goût pour le
    > sucre (notre peu d¹attirance, en général, pour le sucré salé remonte
    > certainement àce moment-là), mais ils se différenciaient en cela de toute
    > l¹Europe. Pas seulement de la Grande-Bretagne. C¹est au siècle suivant que
    > les sentiments vont franchement s¹envenimer. En France apparaît une
    > "nouvelle cuisine" qui, déjà, était un manifeste contre la lourdeur, les
    > cuissons excessives, les sauces rajoutées et qui masquent la véritable
    > nature du produit. Cette cuisine nouvelle deviendra un peu celle de toutes
    > les cours d¹Europe. Si l¹aristocratie anglaise était prête àl¹accepter, il
    > n¹en a pas été de même dans des milieux moins favorisés, voire populaires.
    > Le rejet a été violent. La cuisine française, accusée de tous les maux,
    > ruineuse tout àla fois pour la santé et le porte-monnaie. Au même moment,
    > l¹Angleterre triomphait sur les mers, et au-delà, et commençait ÃÂ
    > s¹industrialiser : tout était prêt pour que se mette en place la cuisine
    > anglaise telle que nous la connaissons (ou la fantasmons?)Ã…Â
    >
    > Gigot sauce àla menthe, haddock et saucisses au petit-déjeuner, pluies
    > d¹épices dans la cuisine et la pâtisserie, utilisation immodérée de la
    > graisse de rognons de b¦uf ou de mouton, mélanges sucrés salés, le tout
    > arrosé de force tasses de thé ! Certains de ces traits relèvent de
    > l¹isolationnisme pur et simple : l¹ancienne cuisine française connaissait
    > aussi les mélanges d¹épices, la double cuisson (bouilli, puis rôti), l¹usage
    > de la graisse animale (il n¹y a d¹ailleurs pas si longtemps que cela était
    > encore la règle dans nos campagnes), les sauces maigres, acides et très
    > parfumées. Mais justement chez nous, tout ceci a changé au cours du XVIIIème
    > siècle. Il ne faut pas penser pour autant que la cuisine anglaise relève de
    > l¹archéologie : d¹autres de ses "high-lights" sont de pures créations ou des
    > adaptations àla mode anglaise d¹habitudes prises dans les contrées
    > lointaines de l¹Empire. Très tôt, en effet, la majeure partie des produits
    > consommés dans l¹alimentation sont importés des quatre coins du Commonwealth
    > : on ne fait plus sur place qu¹un peu d¹élevage (l¹Angleterre produit de
    > superbes viandes, des fromages dignes de tout notre intérêt, et il n¹y pas
    > que le stilton ou le cheddar ; il suffit pour s¹en rendre compte d¹aller
    > faire un tour àNEAL¹S YARD DAIRY, crémerie de Covent Garden que m¹a
    > chaudement recommandée E.D., qui a été mon guide pour quelques expériences
    > so british). Très tôt donc on a pris l¹habitude des conserves, d¹utiliser
    > des produits déjàtransformés (les transports étaient longs, le froid
    > n¹existait pas). Il est certain que, pour qui n¹a jamais connu que ces
    > produits aseptisés, la formation du goût doit être assez aléatoire ‹ en tous
    > cas, tout àfait particulière ‹ et ce, d¹autant plus que cela s¹est étalé
    > sur plusieurs générations. En même temps, les classes les plus favorisées de
    > la société faisaient travailler les plus grands noms de la cuisine
    > française, de Carême àEscoffier, en passant par Urbain Dubois, Nignon,
    > SoyerÃ…Â
    >
    > D¹autre part, pour réveiller ces nourritures quelquefois insipides (ah, les
    > navets et les choux bouillis !) les Anglais ont un penchant marqué pour des
    > condiments aux saveurs fortes (le raifort, la moutarde incendiaire, le cari,
    > l¹essence d¹anchois) des préparations soudain relevées (les savouries), des
    > plats adaptés de cuisines lointaines, que j¹aime plutôt bien. Et puis ‹ et
    > ce n¹est pas rien ‹ si ce ne sont pas eux qui les produisent, les Anglais ne
    > sont pas totalement étrangers àl¹existence dans leurs formes actuelles de
    > produits aussi estimables que le champagne brut (Pol Roger a une cuvée
    > réservée au marché anglaisÃ…Â exquisite !), les portos vintage (et ils ont un
    > art véritable pour les boire) ou même nos vins de bordeauxÃ…Â Ils nous
    > donnaient le goût des boissons fortes, gin, whisky et cocktails, et celui de
    > la viande de b¦uf avec beefsteaks et roastbeefs. Enfin, ils ont mis au point
    > (cela leur a pris presqu¹un siècle) deux chefs d¹¦uvre de convivialité, le
    > breakfast et le thé. A étudier de plus prèsÃ…Â
 

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